Histoire du Village
Saint Maurice Lès Couches
 


Quelques indices historiques
Ancien hameau de Couches, sur la voie gallo-romaine d’Agrippa, avec comme principaux hameaux : Bouhy qui a conservé sa chapelle, Corcelles, Marchez, Niniolle et le Chapelon.
Cette voie se retrouve sur les cartes modernes sous le nom de « Voie Romaine ou Chemin des Romains »
Ses habitants se nomment les Boïens (nom éduen qui leur a été donné, à la suite de la bataille de Sacrovir sous Tibère, qui avait eu lieu en cet endroit.) - Le gentilé (nom des habitants)  utilisé aujourd'hui est Couchimauriciens.
 
Typique et pittoresque village vigneron entre coteaux et vallées, Saint-Maurice-lès-Couches a été fondé par une charte capétienne en 1295 sur l’emplacement d’une chapelle romaine dédiée à Saint Maurice.
Avant la Révolution, Saint-Maurice et Dracy disposaient d'une église et d'un cimetière communs, situés à mi-chemin entre les deux localités. Lieu-dit du « Vieux Cimetière ».
 
Dans le nom de notre village, il y a un accent sur le « Lès Couches », que nous retrouvons dans le nom de beaucoup de villages français c’est le rappel d’une abréviation signifiant « proche de.. ».
 
Viticulture - Saint Maurice Lès Couches, Village viticole.
Le vignoble du Couchois est réparti sur 6 communes : Saint-Sernin-du-Plain, Dracy-lès-Couches, Saint-Maurice-lès-Couches, Saint-Jean-de-Trézy, Saint Pierre de Varennes et Couches. Il produit des vins robustes et colorés, avec des arômes marqués par le terroir. La notoriété des vins a vu son aboutissement par la création, le 6 septembre 2000, d'une appellation d'origine contrôlée spécifique : Bourgogne côte-du-Couchois.

  • E.A.R.L. du Puits Fleuri. Picard Jean-Michel et Carole
  • Domaine des Hirondelles Beselgo Jean Claude
  • Domaine Boutroy Xavier
  • E.A.R.L du Clos Voyen, Gadant Marie-Christine et Lacour Fabrice
  • Domaine de la Tour Bajole E.A.R.L Dessendre Jean Claude et Marie-Anne,
  • Domaine Laurent Jean-Claude
  • Domaine Magnien Olivier

Curiosités
On observe une stèle gallo-romaine dans le mur de l’église du XIXe siècle bâtie avec les vieux pilastres romans qui proviennent d’un ancien monastère de Thyl-sur-Arroux.
On peut toujours voir aujourd'hui, au lieu-dit le Vieux Cimetière, un pan de mur de l’ancienne  église, commune aux villages de Saint Maurice et Dracy, entourée de fragments de tombes, le tout perdu dans d'épaisses broussailles.

Les Moulins
Au siècle dernier, le ruisseau alimentait cinq moulins à grains. À Saint-Maurice-les-Couches les moulins à eau existent à l'état de vestiges sur les bras de la "Vielle " dite rivière de Bouhy et de Corcelles. Ils sont situés entre le pont de Corcelles, le pont du chemin des moulins et le chemin des Bas :

  • Le moulin Henry - section D Corcelles - N° 174
  • Le moulin Chamard - section D sur Corcelles - N° 53
  • Le moulin Fériot - section D sur Vinvré - N° 42
  • Le moulin Boisson - section D sur Vinvré - N° 36
  • Le moulin Maîtrejean - section D sur Vinvré  - N° 35
  • Le moulin Michaud - section C sur les Petits Galets - N° 178

Le dernier meunier à avoir exercé a été Jean Boisson, le père de Jeanne Boisson épouse Dessendre, le grand-père de Roger Dessendre qui se trouve à être l'aîné de ses petits-enfants (Jean Boisson 1856 – 1907).
 
Le petit « musée du vigneron » actuellement fermé, avait été créé par Roger Dessendre.
 
À l’entrée de Saint-Maurice, en venant de Couches sur la route départementale no 1, une table d’orientation vous fera découvrir le village et son vignoble. Le tout aménagé avec tables et bancs ombragés le temps d’un repas en plein air ou d’une pause.
 

Personnalités
Ferdinand Sarrien
Personnalité célèbre en son temps, Ferdinand Sarrien est né le 15 octobre 1840 à Bourbon-Lancy. Après des études de droit, il devient avocat. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, il se fait remarquer et sera décoré. Membre du parti républicain, il devient maire de Bourbon-Lancy, sa ville natale. En 1876, F.Sarrien est élu député de Saône-et-Loire et siège aux côtés des radicaux Après la chute de Combes (janvier 1905) et le passage de Rouvier au pouvoir (1905- 1906), le Président Armand Fallières décide de le nommer Président du Conseil car, ce personnage effacé mais influent est capable de rassembler les différences forces du centre et du parti radical. F.Sarrien constitue un gouvernement dans lequel il nomme Léon Bourgeois ministre des Affaires étrangères, Raymond Poincaré aux Finances, Aristide Briand au sulfureux ministère des Cultes et surtout parvient à faire entrer au gouvernement Georges Clemenceau, Usé par la maladie (car il souffre d'entérite chronique) Sarrien démissionne le 17 octobre 1906, laissant le champ libre à Clemenceau. Devenu sénateur en 1908, il meurt à Paris en 1915. Il reste à Saint-Maurice le « Maison Sarrien », belle demeure où vivent ses descendants.

Louis Chifflot
Né en 1922 en Saône et Loire, il a vécu à Saint-Maurice-Lès-Couches, rue de la Chapelle.
Après 2 ans d'études secondaires, il est devenu viticulteur dans l'exploitation familiale. Sa nature rêveuse la incité à se tourner vers la poésie et la littérature après la mort de son frère aîné qui la laissé dans un vide douloureux. Membre agrégé de la Société des poètes et artistes de France, curieux de tout et notamment de ce qui a trait à l'astronomie et à l'espace. Il a été l’invité de l’émission de France Inter, le POP-CLUB de José Arthur pour y parler poésie et science… Décédé en septembre 2019 à l’âge de 97 ans, il a laissé le souvenir d’un « Troubadour moderne » il a en effet écrit et auto publié plusieurs opuscules de poèmes ainsi qu’un dictionnaire original plein d’humour :
« Mon Alphabiographie, ou mes pensées virevoltantes, du coq à l’âne » (Edilivre Editions)
Voila l’un de ses derniers poèmes écrit pour la rentrée de septembre :
Bientôt la rentrée
A quatre vingt dix sept ans
Comme toi j’ai été petit Comme toi
Je devais lever la tête, c’était bête Je suis allé à l’église
Pour regarder les grands Au cathé les jeudis…
Comme toi j’ai été à l’école Comme toi enfant on m’a dit
Epeler l’alphabet Que l’Amour
O.p.q. Forgeait l’humain
R.s.t. Pour l’éternité
Louis Chifflot 2019

Bernard Dessendre
Bernard Dessendre, a passé 34 ans au service de ses concitoyens, il a participé à de nombreux projets durant ses années de mandat, en tant que maire et en tant que Conseiller Général : il a pris une part active dans la réalisation de l’Ehpad, de la salle Jean-Genet, de la Maison Médicale et des Services, etc. Son métier de vigneron, pour lequel il ne cache pas sa passion a fait de lui le témoin privilégié d’une activité viticole partagée par plusieurs de nos concitoyens
C’est avec une grande émotion qu’il a quitté ses fonctions de maire, et qu’il a souhaité aux habitants de Saint Maurice « que des yeux neufs, et des énergies nouvelles, s’occupent de Saint-Maurice » C’est dans sa maison du Bas de Bouy qu’il peut consacrer maintenant plus de temps à ses quatre petits-enfants et à son épouse qui est à ses côtés depuis toujours.

Adrien Verdun et Louis Marinot et la Cave de Mazenay
Cette maison de négoce familiale fondée en 1963 par deux amis, Louis Marinot et Adrien
Verdun, est installée à Mazenay, dans le vignoble des « Côtes du Couchois ». Depuis longtemps elle est référencée dans le « Guide Hachette des Vins de France »
Depuis 2019, c'est le nouveau directeur, Jean-Christophe Pascaud, qui a succédé à Jacques Marinot, pour la vinification d'une large gamme d'appellations (Santenay, Maranges, Givry...).

Pierre Verdun
Né à Saint-Maurice en 1924, et frère d’Adrien Verdun, il créa la société Robot-Coupe dans la
région parisienne en 1964 avec son ami Robert Comte, dessinateur industriel.
Il est l'inventeur du premier préparateur culinaire professionnel « le Robot-Coupe » et de nombreux appareils de cuisine. Il décentralise son entreprise dans sa région de prédilection : la Bourgogne, et s’installe à Montceau-les-Mines où elle est toujours implantée et emploie près de 200 salariés. A partir de 1969, il prépare un nouvel appareil ménager, première déclinaison grand public des « Robot-Coupe », le « Magimix » qui a d’abord été vendu aux cuisinières américaines, et qui sous plusieurs présentations connaîtra enfin son succès français. Ce n’est qu’en 1975 qu'il quittera son entreprise après l'avoir vendue, et qu’il prendra sa retraite à Saint- Maurice où il vivra jusqu’en février 2007.

Guy Le Moal
Né à Paris en 1924, ethnologue français, réalisateur et photographe, docteur d’Etat chargé de
recherche au CNRS, il était spécialiste des Bobos de Haute-Volta. Il est mort le 4 décembre 2010. C’est avec Huguette (Cesareo) qu’il vient habiter Saint Maurice Lès Couches pendant plusieurs années, entre de nombreux voyages d’études dans toute l’Afrique Occidentale…
Il a publié plusieurs articles dans le « Journal des Africanistes » et fait partie d’une génération pionnière de chercheurs africanistes issue du Musée de l’Homme. Il suit la formation que dispense André Leroi- Gourhan, qui lui transmet sa passion pour la paléontologie et le pousse à participer aux fouilles des grottes de Furtins, d’Arcy-sur-Cure et de Pincevent.


La chapelle Saint-Pierre de Bouhy
Textes empruntés à Alain Dessertenne et Françoise Geoffray "L’origine de la chapelle de Bouhy est liée à la « Maison-Forte » connue aujourd’hui sous le nom de « Château Sarrien », elle-même élevée sur un site d’habitat gallo-romain. Au 18éme siècle, elle appartenait à la communauté des habitants du village qui en font refondre la cloche en 1781 : celle-ci n’y restera pas, refondue une nouvelle fois en 1861, elle sera placée dans le clocher-arcade de la nouvelle église Saint-Maurice, alors en construction. Désormais pourvue d’une église neuve, la commune, pensant pouvoir aliéner la Chapelle de Bouhy, se heurte à l’opposition épiscopale qui interdit une reconversion profane ; provisoirement, la municipalité y installe néanmoins son école de filles »qui ne sécularise pas tout à fait l’édifice », estime l’évêché. Plusieurs tentatives pour vendre la chapelle, après la construction d’une mairie-école neuve(1875) n’aboutissent pas : un vigneron est autorisé à y entreposer ses fûts ; en 1881, un bail de location est consenti, tandis que le clocher est démoli pour ôter définitivement à l’édifice son caractère religieux. Intégrée à la propriété contigüe, la chapelle entre en possession du député-maire d’Autun, Germain Périer, qui fait recouvrir le cœur de peintures murales en 1895 ; la chapelle a ensuite été transmise par succession, avec la Maison-forte, à la famille Sarrien, originaire de Bourbon Lancy. Le Chœur, épaulé de contreforts, est de style gothique flamboyant (fin du 15é ou début du 16é s.) ; il est éclairé par une baie en arc brisé ; les dispositions de la nef, avec son ouverture rectangulaire, correspondent à l’ancienne affection scolaire de l’édifice ; un clocher-arcade, ajouté en 1960, rappelle sa vocation primitive...". 
* C’est grâce à cette chapelle Saint Pierre, que la route qui va de Mazenay à Nyon, s’appelle «Rue de la Chapelle » quand elle traverse notre village.


La Vigneronne
C’était le nom de la cloche de la « Chapelle Saint-Maurice » réclamée à la fois par les communautés de Dracy et de Saint-Maurice lors de la vente de l’édifice en 1800, elle est attribuée par le préfet aux habitants de Bouhy qui l’accrochent à l’extérieur de la chapelle du hameau. Suite à des intrigues paroissiales, elle est saisie en 1804 par arrêté préfectoral pour être transférée à Autun : les archives de la « Société Eduennes d’Autun » conservent le mandat de 95 Francs remis au détachement de la Première Légion Piémontaise mobilisé « à effet de protéger l’enlèvement de la cloche » que les habitants de Bouhy étaient bien résolus à garder.
« La Vigneronne » est restée une cinquantaine d’années dans le clocher de la cathédrale d’Autun avant d’être refondue avec deux autres cloches.

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